La Possession, la première à se vouloir du Roy,
Anse bénie des dieux pour flûtes, goélettes et galions...
Patrie en ce temps lontan des fleurs, des fruits, des oiseaux, des tortues,
Oasis inattendue et providentielle sur la Route des Indes...
Singulière escale jadis qui se voulait aussi châtiment, 
Salutaire séjour en définitive, rarement chéri à ce point
Et douce souvenance au coeur attendri des mutins...
Sentinelle aujourd'hui, d'un Ouest balnéaire,
Sage sourire en silence aux portes de Mafate...
Ilot de calme et d'équilibre aux lèvres d'une île,
Ouverte à jamais au Millénaire nouveau,
Nouée au coeur, unie toujours et fraternelle...
Alain CANCEMI |